Le parcours de 45 km concentre la mémoire la plus riche du Morvan Oxygène Trail. Un backlink historique pointe encore directement vers cette page, mais sa valeur ne tient pas seulement à son adresse : la description permet de reconstituer une véritable traversée du Haut-Morvan. Le tracé partait de Château-Chinon, descendait vers Champcheur, gagnait Fachin puis les secteurs des Buteaux et de la Gravelle, approchait le mont Préneley et les sources de l’Yonne, atteignait le Haut-Folin, avant de revenir par les Joies, les Blandins, Voucoux et Vermenoux. Les données de distance et de dénivelé sont des repères documentaires. Toute pratique actuelle exige une trace autorisée, une vérification locale et une adaptation aux conditions du jour.

Comment lire cette pageLes chiffres de parcours sont des repères issus des descriptions conservées. Pour une sortie actuelle, vérifiez la trace, les accès, la météo et les consignes locales.

De Château-Chinon au cœur du Haut-Morvan

Les premiers kilomètres reprenaient une logique connue des formats plus courts : sortie de la ville, descente sur une ancienne voie, passage près de Champcheur puis remontée franche après un ruisseau. Le parcours entrait ensuite dans un réseau de monotraces, de chemins creux et de secteurs granitiques. Fachin constituait un jalon important avant la progression vers les Buteaux et la Gravelle. Cette première moitié demandait de résister à la tentation de gagner du temps dans les descentes. La suite devenait plus isolée et plus exigeante. En trail long, le coureur doit lire chaque portion comme une partie d’un ensemble : une montée rapide au début peut coûter plusieurs minutes bien plus tard, lorsque la qualité des appuis se dégrade.

Préneley, sources de l’Yonne et Haut-Folin

Le mont Préneley et les sources de l’Yonne forment un ensemble naturel majeur. Les sols y retiennent l’eau, les passages forestiers peuvent être souples ou glissants et l’ambiance change rapidement avec le brouillard. Après le Préneley, l’ancienne description mentionnait une transition vers le Bas-Folin puis une montée régulière jusqu’au Haut-Folin, point culminant de la Bourgogne. Une ancienne piste de ski et des chemins plus rocailleux ajoutaient des variations. Atteindre le point haut ne signifiait pas que l’effort était terminé : les descentes longues exigent encore de la force excentrique, de la précision et une attention soutenue. Il est prudent de considérer le sommet comme un changement de phase, non comme une arrivée.

Flèche de balisage fixée sur un arbre en forêt

Le retour par les traces humaines du paysage

La partie descendante ramenait progressivement vers la vallée de l’Yonne. Les repères évoqués, comme les Joies, l’ancien site des Blandins, Voucoux, Vermenoux et la voie du Tacot, racontent aussi l’histoire des usages du territoire. Certains passages anciens longent des ouvrages hydrauliques ou des chemins de travail. Ils ne doivent pas être empruntés sans vérifier leur statut, leur état et les éventuelles restrictions. Au lever du jour, la visibilité s’améliore mais la fatigue peut faire baisser la vigilance. Les derniers kilomètres, même globalement descendants, comportent encore des remontées et des changements de surface. Une stratégie efficace conserve assez d’énergie pour courir proprement plutôt que de subir chaque irrégularité.

Préparer un trail long nocturne

La préparation doit associer endurance, dénivelé, technique de descente et capacité à avancer de nuit. Une sortie longue hebdomadaire peut progresser par paliers, tandis qu’une séance vallonnée plus courte développe la force. Les semaines les plus chargées ne doivent pas s’enchaîner sans récupération. Il est utile de simuler une partie des conditions : départ tardif, gestion d’une frontale, alimentation simple et vêtements manipulés dans l’obscurité. En revanche, reproduire la distance complète à l’entraînement n’est pas nécessaire. Les meilleurs indicateurs sont la régularité, l’absence de douleur persistante et la capacité à terminer les sorties longues avec une technique encore stable. Un plan doit rester compatible avec l’expérience et la santé du coureur.

Autonomie et marge de sécurité

Sur une traversée de cette ampleur, la liste de matériel dépend du cadre, de la saison et du règlement éventuel. Une réserve d’eau, une alimentation suffisante, deux moyens d’éclairage, une couverture de survie, un sifflet, une couche chaude et un téléphone protégé forment une base cohérente. La météo du Haut-Morvan peut produire du vent, du brouillard et une baisse de température sensible. La navigation hors ligne et une batterie externe légère renforcent l’autonomie. Il faut aussi prévoir les points de sortie possibles et savoir renoncer avant que la situation ne se transforme en urgence. L’équipement ne compense ni une trace non vérifiée ni une condition physique insuffisante.

Une archive utile pour lire le territoire

Ce parcours reste intéressant parce qu’il relie de nombreux paysages en une seule narration : relief urbain de Château-Chinon, voies anciennes, vallées, sommets boisés, zones humides et hameaux. Le guide des hauts lieux permet de mieux situer ces repères. La page dédiée au 61 km montre comment cette boucle nocturne avait été associée au 16 km de jour pour créer un effort en deux temps. Les personnes qui souhaitent seulement découvrir la nuit peuvent commencer par le guide du 24 km ou par une sortie beaucoup plus courte sur un itinéraire connu. La progression doit rester graduelle, surtout lorsque l’orientation et la météo deviennent des facteurs déterminants.